09.02.2012
MANIFESTE DES ETATS-GENERAUX DE L’HISTOIRE-GEOGRAPHIE
L’enseignement d’Histoire-Géographie à toutes les générations, de l’école élémentaire au baccalauréat, est la fierté de la République. Les professeurs d’Histoire et de Géographie sont les porteurs de cette mission que la nation leur a confiée. Le niveau de démocratie dans un pays se mesure à la place qu’il réserve à l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie pour les futurs citoyens.
Réunis à l’appel de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie le samedi 28 janvier 2012 à Paris, les Etats-Généraux s’insurgent contre
1. la suppression de l’enseignement obligatoire de l’Histoire et de la Géographie en terminale S à la rentrée 2012 ;
2. la diminution continue de la place et des horaires de l’Histoire et de la Géographie, matières fondamentales, à l’acquisition d’une culture républicaine ;
3. la mise-en-place de programmes qui ne permettent pas de maîtriser les repères fondamentaux nécessaires à la poursuite des études supérieures et à l’insertion dans la vie professionnelle ;
4. la dégradation des conditions de préparation des étudiants aux concours d’enseignement ; la quasi-disparition de la formation des professeurs débutants et de la formation continue.
L’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie, en conséquence, exige
1. le rétablissement immédiat de l’enseignement obligatoire d’Histoire-Géographie validé par une épreuve au baccalauréat en terminale S ;
2. des horaires nationaux décents à tous les niveaux ;
3. des programmes intelligibles, réalisables par tous les élèves et aptes à structurer leur raisonnement ;
4. une formation réelle pour les professeurs débutants, incluant une année de stage ; le rétablissement d’une formation continue pour tous les personnels, financée par l’Etat.
La satisfaction de l’ensemble de ces propositions répond aux exigences d’une école républicaine et d’une éducation à la citoyenneté. Contactez nous et consultez notre site www.aphg.fr
Le ministre y a déjà réagi : il qualifie les professeurs d’Histoire-Géographie d’être « de la plus parfaite mauvaise foi »
Béatrice Louâpre Sapir, une de nos secrétaires nationales lui a répondu :
http://www.newsring.fr/societe/319-lhistoire-a-lecole-est...
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26.01.2012
Grêve de mardi 31 janvier 2012
Bonjour à tous,
Dans l'attente d'informations complémentaires, je vous informe que la FCPE de Noeux les Mines a décidé de répondre favorablement à l'appel de la FCPE départementale et soutiendra la grève de l'éducation Nationale du 31 janvier. Cette grève à pour but de dénoncer les suppressions de postes pour la rentrée 2012 en sachant que personne ne sera à l'abris et que les lycées professionnels seront les plus touchés.
De plus vous êtes invités à un grand rassemblement à Béthune à cette occasion.
Je vous donnerai plus d'informations dès que je les possèderai,
N'hésitez pas à faire tourner l'information
Hervé Mayolle
Président
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02.01.2012
Les profs : des fainéants qui travaillent 1 semaine de plus que les autres
IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS! LE DECRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX !
Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par une décret datant de 1950.
Rendez-vous compte! 18 heures par semaines! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux?
En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d'environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.
Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants? Rien! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congé payé en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteint au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936). Mais ça n'est pas fini: il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.
C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur éclairé! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Donc notre temps de travail était annualisé.
Mais, et les deux mois d'été alors? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20 000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 € par mois).
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances.
Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre! Eh bien soit, comparons: Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu'on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé.
Autrement dit si comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation? Alors oui le décret de 1950 est vieux! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants! Mais dans quel sens? Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant comme veut le faire M de Robien?
Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.
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Petit complément pour lecteurs curieux comme vous ou amateurs compulsifs de chiffres comme les ministres, rectrices et autres directeurs de cabinets :
La durée légale du travail en France est de 35 heures par semaine et une année civile compte 52 semaines (et un jour - ou deux lors des années bissextile, soyons précis). Un travailleur français dispose par ailleurs de 5 semaines de congés payés, ce qui ramène à 47 le nombre de semaines travaillées.
Un travailleur français moyen travaille donc 1645 heures par an (35 heures x 47 semaines).
Par comparaison un enseignant de base travaille 18 heures par semaine + le temps de préparation estimé à 1 heure et demie par heure de cours, soit un total de 45 heures par semaines. L'enseignant bénificie de nombreuses vacances, 14 semaines et demie au total (7 semaines et demie de petites vacances : Toussaint, Noel, hiver, printemps, auxquelles il faut rajouter 7 semaine en été, du 13 juillet au 31 aout). Ces vacances ramènent son temps de travail à 37 semaines et demie de travail dans l'année (en supposant évidement qu'il ne travaille pas pendant les dites vacances à préparer des cours, à corriger des copies ou à mettre en oeuvre des projets éducatifs).
Un enseignant français moyen travaille donc 1687,5 heures par an (45 heures x 37,5 semaines).
Au final, un enseignant français moyen travaille donc 42 heures et demie de plus qu'un travailleur français moyen - soit 6 jours de travail.
Et vous, seriez-vous prêts à travailler 6 jours de plus pour gagner 2 mois de salaire en moins?
20:59 Publié dans Informations | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : profs, vacances, faineants, temps de travail, paresseux, congés |
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23.09.2011
Les Dieux de l'Estrade
Confrontés aux difficiles conditions de cette rentrée 2010, un groupe d'enseignants (syndiqués et non-syndiqués) à décider de réagir en posant nus pour un calendrier qui proteste contre le dépouillement de l'école.
Ce calendrier est visible et disponible sur le site du collectif, ainsi qu'un manifeste pour une école à laquelle on rendrait ses moyens, sa formation et sa dignité.
Car la richesse de l'éducation ne se mesure pas qu'en nombre de postes et d'heures : la disparition des langues rares et anciennes, la rejet des textes classiques (La Princesse de Clèves....), la suppression de l'histoire en terminale S, la disparition de la culture en un mot appauvrit d'autant plus des élèves soumis en fin de compte à des logiques économiques et comptables.
Si vous aussi vous estimez que l'instruction donnée à vos enfants se dégrade, dans ses moyens et dans ses contenus, vous pouvez également signer le manifeste en ligne, comme plus de 19000 citoyens l'ont déjà fait.
14:28 Publié dans Ailleurs aussi..., Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Travailler bénévolement, non merci
Depuis la rentrée, une circulaire académique, qui n'a pas sa pareille ailleurs en France, a encouragé les proviseurs à allonger d'une heure les services des enseignants qui effectuent des heures en classes à effectif faible (inférieur à 20 élèves) - certains proviseurs incluant dans le calcul les cours devant obligatoirement être assuré en groupe, comme les TP!
Cette situation a pu être l'occasion de chantâge aux équipes enseignantes, à qui on proposait soit de continuer à travailler avec des demi-groupes mais au prix d'une heure travaillée gratuitement, soit de travailler avec des classes entières (donc à plus de 30 élèves).
S'élevant contre cet état de fait, certains établissements ont réagi dès la rentrée par des mouvements de grève ponctuels, comme au lycée Montebello, à Lille, et dans deux établissements de Denain.
A Denain, le mouvement a concerné l'ensemble des professeurs en début de journée. A 10h, les proviseurs annonçaient que 24 professeurs sur 36 n'étaient plus concernés par la circulaire car le rectorat avait décidé de ne plus l'appliquer aux classes de terminale.
Les collègues ont répondu que le mouvement se poursuivrait jusqu'à ce que tous soient traités de la même manière. Il leur fut annoncé un peu plus tard qu'un inspecteur d'académie était en route pour le lycée. Celui-ci s'est entretenu longuement avec les proviseurs. A 12h30 il repartait en déclarant aux journalistes présents que nous étions dans un Etat de droit et que la loi devait s'appliquer. A 14h les proviseurs ont annoncé que la circulaire ne serait pas appliquée non plus aux classes de premières STG et ST2S et que par conséquent il n'y avait plus aucun collègue au lycée qui était concerné.
L'issue favorable de cette journée de mobilisation ne doit pas être un blanc-seing égoïste. Il faut donc rester attentifs à ce qui se passe au niveau de l'académie. Il faut que dans chaque lycée les collègues se mobilisent et refusent d'être traités différemment. Puisque l'on est dans un "Etat de droit", il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures. Bon courage à tous!
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